2025 a été une année dure.
Dure pour les personnes handicapées, dure pour les aidants, dure pour les professionnels du médico-social.
Dans un contexte économique tendu, le handicap a souvent été relégué au second plan. Réformes repoussées, budgets sous pression, structures en difficulté… Beaucoup ont eu le sentiment que les avancées promises les années précédentes s’évaporaient lentement.
Sur le terrain, la fatigue est devenue centrale. Fatigue administrative, fatigue psychologique, fatigue de devoir constamment se justifier. De devoir expliquer encore et encore que le handicap ne se résume pas à un fauteuil roulant ou à une image inspirante.
2025 a aussi mis en lumière un sujet encore trop tabou : la santé mentale des personnes handicapées. Isolement, précarité, sentiment d’invisibilité… De plus en plus de voix ont dénoncé un système qui “accompagne sur le papier” mais laisse trop souvent les gens seuls face à leurs réalités.
Et pourtant, 2025 n’a pas été qu’une année sombre.
Elle a aussi été celle d’une lucidité collective. Moins d’illusions, plus de discours vrais. Plus de personnes handicapées qui disent clairement : “On ne veut pas de compassion. On veut des droits effectifs.”
